Pourquoi il est capital de faire confiance aux papas

papa en confiance avec son bébé

Beaucoup de jeunes mamans que je rencontre me disent être débordées et avoir le sentiment d’en faire deux fois plus que le papa.

Et quand je les vois en famille, je me rends compte que, soit le papa n’a pas le temps d’intervenir auprès des enfants, soit il essuie de vives critiques de la part de la maman quand il le fait.

Les mamans ont en effet tendance à réagir très vite lorsqu’un enfant est en demande, voire même à anticiper un besoin non encore émis. Et puis elles ont une idée assez précise de ce qu’elles considèrent « être bon pour l’enfant » et manifestent par conséquent peu de tolérance à l’égard de celui qui fait n’importe comment agit différemment de ce qu’elles auraient fait.

Les mamans ont beaucoup d’efforts à faire sur la confiance qu’elles accordent aux papas

C’est là un des grands paradoxes de certaines mères qui se disent épuisées mais ne veulent rien céder quant à l’éducation des enfants.

Je ne dis pas que je n’ai pas, moi aussi, été un peu comme ça (et je le suis toujours).

Je ne dis pas non plus que c’est un leurre de dire que les femmes en font plus que les hommes en ce qui concerne la maison et les enfants. Pour preuve, l’Insee dans un numéro spécial de sa revue Economie et Statistique publiait le 29 octobre 2015 que 65% des tâches parentales étaient assumées par les femmes.

Mais il me semble évident que les mamans ont beaucoup d’efforts à faire sur la confiance qu’elles accordent aux papas.

En ce qui me concerne, j’ai eu l’immense chance de ne pas avoir eu le choix car j’avais des week-ends décalés avec mon mari quand les enfants étaient petits.

Lui travaillait le samedi et moi pas. Je travaillais le lundi et lui non.

Il ne nous restait donc que le dimanche de libre en commun. Au début ça nous a plutôt fait râler : difficile de partir en week-end ; et les moments en famille nous paraissaient vraiment courts.

Comme je n’étais pas là pour mettre mon grain de sel de maman, tout se passait bien

père qui pousse sa fille à la balançoire avec confianceMais très vite, je me suis rendue compte des bénéfices considérables que cela procurait. Daddy s’est occupé des enfants, seul le lundi, quand ils étaient encore bébé, jonglant aussi bien avec les couches et les bains qu’avec les biberons puis les soupes et les compotes mais aussi les barrettes et autres chouchous de cheveux. Je n’étais pas là le lundi pour anticiper les choses à sa place ni pour émettre des critiques incontrôlées ; alors tout se passait très bien.

Il est vrai que je trouvais parfois en rentrant les enfants avec les pyjamas mis à l’envers, le dos boutonné se retrouvant devant ou que je revoyais des photos de la journée où les enfants portaient des tenues d’un autre monde vêtements étrangement assortis…

Mais peu importe, les enfants avaient pris le bain et leur le dîner, les jouets étaient rangés et notre diner prêt. Oui, je sais, ça parait utopique, je suis tombée sur une perle! (Ils ne sont pas tous comme ça ; mais ceux qui ne le sont pas ont d’autres qualités… Si, si cherchez bien !)

Une grande complicité est née entre le papa et les enfants pendant mon absence

Toujours est-il que nos amis étaient époustouflés de voir le papa si à l’aise avec les soins du bébé, ou de voir les enfants se diriger aussi naturellement vers lui que vers moi pour soigner un bobo ou remettre une barrette.

Mais ça n’était pas le plus important.

père et fille complices sur la plageLe plus important c’est qu’il a développé à ce moment-là, durant tous ces lundis en papa solo, une grande complicité avec chacun de nos enfants.

Ces lundis ont été des journées privilégiées qui ont permis qu’une vraie relation intime s’instaure entre eux. Ils jouaient ensemble et partageaient des moments qui n’auraient jamais eu lieu si j’avais été là aussi.

Je ne sais pas si les relations entre eux auraient été les mêmes s’il n’y avait pas eu ces lundis.

Peut-être aussi qu’il m’aurait été difficile, comme certaines mamans, de lâcher prise sur les soins de mes tout-petits enfants si nous avions été ensemble en permanence. Aujourd’hui je me rends bien compte de l’importance de laisser le papa s’occuper des enfants sans intervenir, même s’il ne fait pas comme nous on le ferait.

Et chez vous comment ça se passe ?

 

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12 commentaires

  • Cool ton article ! C’est vrai qu’étant papa lorsque la maman n’est pas là on ne sait pas comment habiller les enfants ou quel repas va t on leurs donner ! Mais tout ça vient naturellement même si c’est pas comme la maman aurait souhaité ! Nous on en a 4 . Et je peux te garantir Que c’est sport le soir j’arrive je prend la relève ! ce que je kiffe,c’est quand je rentre et qu’ils me sautent tous dans les bras ! En criant papa ! C’est vrai que les mamans ont du mal à nous faire confiance ! Pourtant, on est pas des montres mais juste un peu étourdie. On retrouve son âme d’enfants en jouant avec eux !

  • Je rejoins un peu Julien de sacrepapa sur son commentaire, et sur l’article en général.
    Je ne sais pas si c’est moi ou « les hommes en général », mais clairement je ne suis pas autant au taquet que ma femme pour penser à tout et tout prévoir, tout anticiper (parfois trop ^^). Toutefois, à la maison c’est moi qui joue principalement le rôle de la « maman » au sens habituel du terme : donner les bains, faire les câlins, me lever la nuit, les lever/préparer le matin. Je pense que la situation dépend, outre de la culture de notre société où ce sont les femmes qui s’occupent principalement des enfants, surtout de la personnalité de chacun dans le couple si l’on veut que les choses soient différentes.
    Car comme vous l’indiquez : « Les mamans ont en effet tendance à réagir très vite lorsqu’un enfant est en demande » ce qui est dans ma vision des choses principalement du au fait que ce sont les mamans qui s’occupent des enfants dès le départ, et qu’il y a une habitude prise qui va en ce sens. Je pense que dans certains cas, comme les grossesses multiples, les papas qui prennent le congé parental, les papas solos (et autres auxquels je ne pense pas), l’implication du papa permet de créer un lien qui n’aurait pas été là sinon. Et ce lien influe sur l’attention portée à ses enfants, on ressent plus de responsabilité, et d’attentes des enfants envers nous. Et également de fierté et de joie quand en rentrant le soir on a droit à un « oh papa tu m’as tellement manqué ! » 😉

    La question de « vouloir faire » m’apparaît ici comme plus importante que le « vouloir bien faire », si un papa a envie de s’occuper de ses enfants alors il y arrivera, même s’il fera des erreurs. Mais comme maman sera là pour superviser un peu, il n’y aura pas de drame 😉

    • C’est vrai que les grossesses multiples doivent être un facteur qui « oblige » la maman à ne pas tout contrôler. De ce fait peut-être que tous les jumeaux, triplés etc… connaissent une relation privilégiée avec leur papa qui n’est pas forcément systématique pour les enfants nés seuls. Encore un aspect intéressant des grossesses multiples. Merci pour ton passage sur mon blog sweetdaddy!

  • En effet, qu’Est-ce que je rêve en ce moment de faire confiance au papa pour souffler un peu ! En ce moment (heureusement, ce n’est pas toujours le cas!), c’est plutôt Papaoutai !
    cf mon article http://parents-heureux-enfants-heureux.com/papaoutai/
    Quel plaisir de voir qu’il y a des papas bien présents !

  • Bel article et touchant à la fois. Ca rappelle qu’il faut faire confiance à l’homme dans beaucoup de domaines. Ils sont capables de faire les mêmes choses que les femmes, mais différemment.

  • Bonjour Blandine,

    Bravo pour ce super article !

    J’ai eu la chance que mon mari considère comme normal de s’occuper de notre fille dès sa naissance. Quand nous étions épuisés, dans les 1ers mois, nous avions même téléchargé une application « The baby wheel of responsibilities » pour savoir qui irait changer la couche 🙂

    C’est vrai que cela demande du lâcher prise et de l’humour de la part de la maman perfectionniste « mais comment donc a-t-il réussi à boutonner entièrement cette tenue à l’envers ? » Et c’est une très bonne chose : cela fait revenir à l’essentiel. Est-ce vraiment grave que les boutons soient à l’envers ? Non. Est-ce vraiment important de les voir rire tous les deux ? Oui. J’ai beaucoup appris de mon mari sur ce plan là et je lui dois un grand merci.

    Belle journée,
    Magali.

    • Merci pour ton témoignage Magali. Une application pour savoir qui doit aller changer la couche de l’enfant! Voilà qui est original! Exactement le genre de moyen que je recommande pour déplacer l’autorité ou la responsabilité sur un objet. Mais en général les moyens que je présente sont pour régler les litiges entre parent et enfant… 🙂

  • Bonjour Blandine,

    Merci pour cet article très apprécié du point de vue du papa que je suis.

    J’ai pris un congé paternité lors de la naissance de notre premier enfant et j’ai pu mesurer tout le travail à effectuer pour élever un enfant. Après quelques maladresses et grâce à quelques formations, j’ai pu très vite prendre en charge les choses (changements de couches, bains, repas, lessives, rendez-vous avec le pédiatre…).

    Lorsque je regarde autour de nous dans la famille ou bien chez les amis : la plupart des papas participent aujourd’hui à la vie de famille au niveau des corvées, tâches ménagères… Par contre, j’ai l’impression que les papas se réfèrent souvent à la maman pour savoir quoi faire dans une situation qu’il ne connaît pas suffisamment : par exemple, quel médicament administrer…

    Maintenant que j’ai conscience de la quantité et de la diversité du travail à fournir pour élever un enfant, je surnomme même les mamans au foyer que je rencontre : les chefs d’entreprise (par allusion à tout ce qu’elles doivent gérer…).

    • Blandine Gatel

      Mmm! Voilà un papa qui sait parler aux mamans! Merci pour ce témoignage qui fait du bien à lire! Et bravo pour votre implication!

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