Comment mieux dialoguer en famille?

parents et enfants qui dialoguent

« Mieux dialoguer en famille » était le thème de la conférence à laquelle j’ai assisté hier : il y a été question de lien parent-enfant, de relation en famille, de réactions, d’écoute, de besoins fondamentaux.

Beaucoup de thèmes ont été abordés. La conférence était très complète, animée par un couple, Antoine et Chantal d’Audiffret, auteurs du livre « l’Art de vivre en famille(s) ».

Pour être concise, j’ai décidé de n’en dégager que 2-3 points. Je suis maintenant une habituée de ce genre de conférence et de lecture mais j’aime retenir les idées essentielles qui m’ont marquée et me feront progresser. Cette présentation est donc tout à fait personnelle.

En ce qui concerne cette soirée, voici les 3 points qui m’ont apporté un vrai plus :

– 1er point : l’écoute inconditionnelle

Avec en particulier un dessin. Ce dessin représente une discussion entre un parent et son enfant. Sur l’image, on voit que l’un parle et l’autre écoute mais surtout deux accessoires sont là pour insister sur le rôle de chacun à ce moment-là. Celui qui parle tient un micro, relié par un fil à des écouteurs posés sur les oreilles de l’autre.

Celui qui écoute n’a pas de micro, il ne peut faire que trois choses : écouter, écouter, écouter.

Pourquoi cette image m’a marquée ?

Je me suis vue en train de parler avec mes enfants (individuellement). Et, bien que n’étant pas une grande bavarde, je me rends compte que je ne peux pas m’empêcher de parler, quand ils me parlent. Je tiens toujours un micro moi aussi. Ne serait-ce que pour accuser réception de ce qu’ils viennent de dire mais j’ai tendance à ajouter « je comprends, tu sais moi aussi patati patata… »

Et ça, je dois éviter parce qu’en disant ça je ramène la discussion dans mon monde au lieu de la laisser dans le monde de l’autre. L’écoute inconditionnelle, c’est écouter sans rien ajouter. On peut reformuler ce que l’enfant vient de dire et c’est tout.

Je m’engage à…

lâcher le micro ; écouter sans rien ajouter, la prochaine fois qu’un enfant viendra me parler.

– 2ème point : une réaction = un besoin non satisfait

Quand on réagit, c’est qu’un besoin n’est pas satisfait. Voilà une excellente révélation pour travailler son côté « je réagis au quart de tour », que mes enfants connaissent bien.

Pourquoi cette phrase va m’aider ?

Parce que, lorsque je réagis vivement, je vais pouvoir maintenant m’interroger sur moi au lieu de me focaliser sur mon enfant. Je vais remplacer « tu m’énerves lorsque… » par « Tiens, j’ai eu une réaction excessive : quel est mon besoin non satisfait ? ». Pour m’aider, j’ai listé les besoins fondamentaux :

-la reconnaissance

-l’identité

-la justice

-l’attachement

-la sécurité

-le respect

Je m’engage à…

associer la question « quel est mon besoin ? » à chaque fois que je réagis face à mon enfant. Ça doit devenir un réflexe.

– 3ème point : la méthode OSBD

Ah excellent, j’adore les méthodes faciles à appliquer. En voici une toute bête qui me semble prometteuse.

En quoi ça consiste ?

Lorsque l’on rencontre une situation désagréable avec son enfant, il s’agit d’utiliser une de ces quatre formes de phrase :

O comme OBSERVATION « Je vois que tu as laissé ton manteau par terre »
S comme SENTIMENT « Quand je vois un manteau par terre, j’ai l’impression que tout le rangement que j’ai fait n’a servi à rien »
B comme BESOIN « J’ai besoin que l’entrée soit propre pour me sentir détendue. Je me sens bien quand le sol est dégagé »
D comme DEMANDE « Je te demande d’accrocher ton manteau au porte-manteau »

 

Je m’engage à…

formuler ces phrases avec un ton neutre ! Eh oui, pour être tout à fait sincère avec vous, je pratique déjà cette méthode même si je n’avais pas mis de nom dessus jusqu’à présent. En revanche, le ton que j’emploie est loin d’être en corrélation avec les bienfaits de cette forme de communication. Et l’exaspération qui transparaît dans ma voix pourrait bien en anéantir les effets positifs. Voilà le point sur lequel je vais désormais travailler.

 

Pour résumer...

Les actions que j’ai choisi d’appliquer pour mieux dialoguer en famille sont : lâcher le micro pendant les discussions, me poser la question « quel est mon besoin non satisfait en cas de réaction » et utiliser un ton neutre dans la méthode OSBD.

Ce n’est qu’une petite partie de ce que l’on a vu hier mais si je m’améliore sur ces 3 points ce sera déjà super !

Pour aller plus loin vous pouvez vous procurer le livre des conférenciers, « L’Art de vivre en famille(s) », très complet lui aussi et loin d’être indigeste : les dialogues sont percutants. Et ses illustrations et ses encadrés le rendent très dynamique et facile à parcourir.

l'art de vivre en famille de Chantal et Antoine d'Audiffret

L’art de vivre en famille(s)- Chantal et Antoine d’Audiffret

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2 commentaires

  • Merci Blandine pour tous tes articles et les précieux conseils qui en découlent.
    Je souhaite longue vie à ton blog qui est déjà bien parti. Je le consulterai régulièrement pour avancer tout en sérénité avec mes enfants (ou tout du moins, pour essayer de faire au mieux 😉 !).

    Lucie

  • Bonjour,
    Je suis tout à fait d’accord avec vous en ce qui concerne l’écoute inconditionnelle, c’est la base de TOUTE communication.
    Pour moi cela ne veut pas juste dire ne pas parler, mais ça veut aussi dire avoir l’esprit clair lorsque j’écoute, ne pas me laisser submerger par mes pensées, écouter l’esprit libre. Pas de jugement, pas de comparaison, pas de « ah voilà ce que je dirais si je pouvais parler », il s’agit d’être vraiment présent pour l’autre personne. C’est un des exercices que je propose lors d’ateliers qui permet une vraie connexion entre 2 personnes.

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