Dans le top 10 des pires épreuves de la vie des jeunes parents, celle relative aux coliques du bébé est importante, aux côtés du RGO. De nombreux bébés en souffrent dès les premiers jours et leurs cris de douleur laissent souvent des marques profondes chez de nombreux parents dans le besoin.
Qu’est-ce que les coliques chez les bébés ?
Impossible d’ignorer les coliques quand on a un nourrisson à la maison. Ces épisodes se manifestent par des pleurs saisissants, agrémentés de gaz et ballonnements, tout en s’abattant sur des bébés par ailleurs en pleine forme. On reconnaît souvent une crise à ce ballet compliqué : un petit corps qui se tortille de douleurs, s’étire, replie ses jambes et les détend, dans un enchaînement âpre. Face au doute, l’avis du médecin reste le meilleur réflexe pour écarter toute autre cause et se rassurer.
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Quelles sont les causes des coliques infantiles ?
Le mystère entoure toujours les raisons réelles de ces crises. Les uns évoquent une maturation intestinale inachevée, d’autres pointent l’air avalé à chaque tétée ou bien des intolérances alimentaires sournoises. Des équipes de chercheurs se sont également penchées sur le rôle de certaines bactéries, mais rien ne vient trancher le débat à ce stade. Plusieurs explications avancées, aucune qui s’impose à tous. Cette incertitude laisse les familles souvent seules, ballotées entre espoirs et découragement quand reviennent ces fins de journées tendues.
Comment réduire les coliques chez les bébés ?
Voir la douleur de son enfant, ça serre le cœur. Les cris qui résonnent, le sommeil qui s’étire en pointillés… Peu de parents traversent cette épreuve sans fatigue. Il n’existe pas de solution universelle, mais beaucoup ont trouvé un peu de répit grâce au cumul de petites astuces.
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Parmi les actes et conseils que de nombreux parents ont testés pour apaiser les coliques, certains reviennent souvent :
- Créer une atmosphère sereine. Lorsque les larmes redoublent, maintenir un climat apaisant autour du bébé fait parfois toute la différence. Portage en écharpe, ambiance tamisée, chansons soufflées à l’oreille, bains tièdes… Tout ce qui compte, c’est d’offrir un repère rassurant.
- La promenade sur l’avant-bras. Cette technique reste un basique : allongez le bébé sur votre avant-bras, tête posée dans la main, ventre en contact. Un balancement lent, une marche douce et, parfois, la pression retombe enfin.
- Le cocon anti-colique. Certains modèles, avec bouillotte intégrée, jambes surélevées et matières naturelles, rassurent et soulagent le ventre tendu des nourrissons. Leur texture moelleuse et leur conception pensée pour les tout-petits remplacent, pour beaucoup, les longues minutes debout à marcher.
- Massages doux du ventre. Quelques mouvements circulaires du bout des doigts sur le ventre relâchent les tensions. Les huiles adaptées pour bébé peuvent s’ajouter au rituel, à condition de rester minimaliste et doux.
- Biberons anti-coliques. Adaptés pour limiter la prise d’air, ces modèles spéciaux ont fait leurs preuves chez de nombreuses familles : formes physiologiques, tétines adaptées, débit lent… Plusieurs marques proposent aujourd’hui ce type de biberon.
- Homéopathie. Certaines familles ont recours à des granules de camomille, à la calmosine, ou encore à Colocynthis, cherchant un effet apaisant en complément du reste. Les avis sur ces méthodes varient mais plusieurs retours relatent de bons résultats.
- Ostéopathie. Là encore, les opinions divergent mais beaucoup rapportent une amélioration des symptômes après plusieurs séances. L’enjeu : bien s’informer et choisir un praticien formé à la prise en charge des nourrissons, sans tout attendre d’un seul rendez-vous.
- Bouillotte tiède sur le ventre. La chaleur diffuse d’un petit coussin au noyau de cerise ou d’une bouillotte basse température peut aider à détendre le ventre crispé, sous surveillance constante bien sûr.
- Aider son bébé à faire son rot. Après chaque tétée ou biberon, prendre le temps pour que bébé puisse libérer l’air ingéré. Parfois, ce simple geste apaise nettement et limite les coliques du soir.
- Le repas en position verticale. Maintenir bébé bien droit en allaitant ou en donnant le biberon réduit l’air avalé. Les biberons plus petits ou à débit adapté y contribuent également.
- L’eau sucrée. Certains pédiatres recommandent occasionnellement une solution sucrée à faible dose, administrée à l’aide d’une pipette, à ne pas multiplier sans suivi médical.
- Réduire le lait de vache. Chez les bébés allaités, l’alimentation de la mère est parfois suspectée : ôter provisoirement produits laitiers, beurre, yaourts, aide à mesurer la différence.
- Choix du lait infantile. Un changement de formule, conseillé par un professionnel, peut soulager certains nourrissons. Toutefois, les alternances répétés de lait risquent de déséquilibrer encore plus le système digestif naissant.
- La sucette ou le pouce. Pour quelques nourrissons, téter donne du réconfort et diminue la sensation de gêne. Cela ne fonctionne pas à chaque fois, et il faudra penser plus tard au sevrage si l’habitude s’installe.
- Solliciter l’aide d’un proche. Quand la fatigue explose, confier bébé à quelqu’un d’autre, même un court moment, permet parfois de tout relancer sur une base plus sereine. Prendre soin de soi, c’est aussi prendre soin de l’équilibre familial.
- Technique du Docteur Hamilton. Cette méthode d’apaisement implique de replier les bras du bébé contre son torse, les maintenir doucement dans une main, soutenir ses fesses de l’autre, puis incliner le corps à 45°. Présentée sur les réseaux par son inventeur pédiatre, elle a convaincu plusieurs parents, du moins ponctuellement.
Pour beaucoup, cheminer dans la jungle des coliques suppose d’accumuler les gestes et d’expérimenter, sans jamais s’éloigner du temps long. Nuit après nuit, les coliques finissent toujours par s’effacer, repoussées par un sourire matinal, promesse que le calme finit par revenir.

