Partager un repas pour de meilleures relations

repas en famille pour de meilleures relations

Partager un repas en famille est un acte qui peut nous sembler anodin mais qui constitue pourtant un des fondements de la relation avec nos enfants.

J’ai des souvenirs très précis de discussions, de plats, de tables décorées, de moments joyeux ou plus douloureux pendant les repas chez mes parents.

Et s’il est vrai que, dès la naissance de notre enfant, on se focalise tout d’abord sur notre devoir de répondre à son besoin vital de manger et boire, il devient tout de suite évident que cet instant est aussi un moment de partage privilégié.

Quand l’enfant grandit, le repas devient un rendez-vous familial où tout le monde se rassemble

Les déjeuners et les dîners sont loin de se passer tous dans la joie et la bonne humeur. Pourtant ils sont essentiels à la bonne communication des membres de la famille, et sont facteurs de meilleures relations si les parents prennent conscience de leur importance.

C’est un moment où on peut raconter sa journée ou prévoir celle du lendemain. C’est le moment où on apprend à partager et s’exercer à quelques règles de politesse.

Ça peut être aussi un moment où l’on fait part de son désaccord sur certaines choses. Et où on apprend la diplomatie. Si tout le monde se coupe la parole, on peut s’entrainer à attendre son tour grâce au bâton de parole.

Quoiqu’il en soit, ce rendez-vous est structurant pour les enfants en termes d’emploi du temps : ils font partie de la routine rassurante. Il nous oblige aussi à faire des efforts de communication, même dans les jours d’humeur maussade.

Le repas est aussi l’occasion d’avoir une mission commune: tous les membres de la famille aident à mettre et débarrasser la table; ou au contraire à organiser un roulement qui responsabilisera chacun à tour de rôle, particulièrement dans les familles nombreuses.

Pourquoi le souvenir des repas partagés est-il si fort ?

Partager des moments pendant la préparation du repasL’attente du repas est tout aussi motivante. Quel enfant n’a jamais fait ses devoirs sur la table de la cuisine dans l’odeur du dîner qui se prépare?

Ces rendez-vous quotidiens font partie intégrante des souvenirs d’enfance. Et si leur souvenir est aussi fort, c’est qu’ils font appel aux cinq sens: la vue, l’ouïe, le toucher, l’odorat et le gout et les ancrent profondément dans la mémoire pour de très nombreuses années.

Lâcher prise une fois par semaine pour de meilleures relations

Pour contraster avec le côté un peu sérieux et « réglementé » des repas quotidiens, mais aussi pour leur donner une légitimité, on peut prévoir un rendez-vous hebdomadaire :

-la soupe de cowboy : le dimanche fin de journée, c’est bol de céréales devant un film

– la soirée espagnole : le vendredi soir c’est tapas espagnoles avec les doigts, au bar et en musique. Par exemple les Pan y Tomate (recettes des tartines à la tomates du blog « le bonheur est à notre table ») http://lebonheurestanotretable.fr/tartines-a-la-tomate/

– le goûter-dîner : goûter tardif crêpes ou pancakes qui fait aussi office de dîner

– le brunch : petit déjeuner tardif à l’anglaise avec œuf bacon ou à l’allemande avec fromage charcuterie, qui fait aussi office de déjeuner

Les enfants adorent ces moments, pourvu qu’ils soient aussi des moments de détente pour les parents.

Célébrer

Et puis de temps en temps, à l’inverse du rendez-vous hebdomadaire de lâcher prise, il y a des moments exceptionnels que l’on peut célébrer autour d’un repas : un anniversaire, un évènement spécial. On met une jolie nappe, des serviettes en papier décorées, des petites bougies sur la table. Pour cette occasion exceptionnelle, on accepte les boissons sucrées à table parce que c’est la fête.

Et dans les autres cultures ?

J’ai des amies aux Etats-Unis et en Australie, qui me disent regretter cette tradition française des repas qui n’existent pas dans ces pays. Elles se rendent bien comptent de la perte de la dimension sociale et éducative de ces moments.

J’ai été stupéfaite de cette différence dans l’article d’une blogueuse américaine ayant vécu en France (dont je publierai prochainement la traduction). « A Table! »

Prendre de bonnes habitudes

Les habitudes, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, se prennent enfant. Quand on a eu l’habitude de quelque chose enfant, il est très difficile de s’en défaire une fois adulte. (Difficile mais pas impossible. Si vous le voulez vraiment, adulte, tout peut changer. Mais il faut d’abord prendre conscience d’un changement nécessaire, se responsabiliser et être motivé. Ça c’est pour vous, parents qui me lisez.) En ce qui concerne vos enfants, autant leur éviter cet effort et leur donner tout de suite de bonnes habitudes quant aux repas :

  • Manger à heure fixe
  • Manger de tout et de façon équilibrée
  • Bien se tenir
  • Ecouter les autres
  • Parler de soi

Mais surtout :

  • Passer ses repas dans la bonne humeur, critère essentiel pour de meilleures relations, qui doit faire passer tous les autres au second plan !

 A vous: que souhaitez-vous transmettre à vos enfants pendant les repas?

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