Créer la complicité en famille par le jeu d’échecs, le témoignage de Marie

petite fille qui joue au jeu d'échecs

Recréer une complicité avec votre enfant est une de vos préoccupations? Et vous ne savez pas comment attirer son attention et sa motivation dans une société de multi-solicitations?

J’ai redécouvert une activité qui, non seulement permettra à votre enfant d’avoir votre attention mais aussi et surtout vous obligera à trouver le moyen de dégager du temps privilégié avec lui: le jeu d’échecs.

Ce qui importe n’est pas seulement le jeu mais surtout l’intérêt et la disponibilité que vous consacrerez à votre jeune partenaire de jeu.

Vous en doutez?

Pour preuve, je vous propose l’histoire de la jeune Marie qui est la plus à même de témoigner sur ce que les échecs lui ont apporté, tant au niveau personnel que relationnel.

Les échecs avec Papa, c’est super sympa!

partie d'echecs enfant et papa« Je m’appelle Marie, j’ai 16 ans et je joue aux échecs avec mon père depuis l’âge de 7 ans. C’est Papa qui m’a appris, puis il m’a inscrite dans son club d’échecs. Lui, il a appris en regardant jouer son père et son oncle sur l’échiquier en marbre ou sur la plage.

Moi, j’ai appris avec Papa mais aussi au club avec Patrick et Bernard, qui étaient tous les deux très sympas. J’ai joué mon premier tournoi au printemps 2008. Il n’y avait que des enfants qui jouaient, accompagnés de leur famille. Mes parents m’y ont emmenée, et nous avons été rejoints par mes grands-parents qui sont venus m’encourager.
Un tournoi, c’est super. Tout le monde joue le même nombre de parties; avant chaque partie, c’est la frénésie pour regarder contre qui on joue et à quel échiquier. Après la partie, on est tout fier d’aller donner le résultat à l’arbitre quand on a gagné, et un peu moins fier quand on a perdu.
Je ne sais plus combien j’ai marqué de points à ce tournoi, mais en tout cas j’ai gagné ma première coupe!
competition jeu d'echecsAu printemps 2010, je me qualifie pour la première fois pour le championnat de France jeunes. Il se déroule cette année-là à Troyes. Je découvre qu’il y a 1200 jeunes (de 6 à 18 ans) qui participent à cette compétition, dans toutes les catégories d’âge. Papa calcule que 1200 joueurs avec chacun 16 pièces au début de la partie, ça fait près de 20000 pièces à placer sur les échiquiers. Pendant mes parties, je révise ma géographie, car mes adversaires viennent de toute la France.
Comme je n’aime pas les andouillettes, Papa m’emmène manger à la crêperie, au Mac do… Ma mère et mon frère nous rejoignent au milieu de la semaine. Ça se termine donc en vacances de famille!
J’ai participé jusqu’à maintenant à 6 championnats de France. Je n’ai jamais gagné mais j’ai quand même passé de bons moments: la piscine de l’hôtel à Montluçon, les arènes à Nîmes, la ferme aux crocodiles à Saint-Paul-Trois-Châteaux, l’usine Peugeot à Montbéliard, le château de Pau…
Cette année, avec Papa, nous allons au championnat de France des adultes, qui se déroule à Agen. Encore une bonne occasion de visiter un nouveau coin de France! Cette fois, Papa va enfin pouvoir jouer avec moi -jusqu’à présent, il n’avait pas compris pourquoi il ne pouvait pas jouer dans le championnat des jeunes! »

A force d’entraîner sa fille, le papa de Marie a rédigé de nombreux cours qu’il a finit par regrouper dans un livre: « Le cours d’échecs de Marie« . Il a aussi lancé son propre blog « Apprendre les échecs » pour enseigner les échecs aux débutants et pour aider les joueurs à progresser.

C’est un excellent moyen de vous y mettre ensemble, pas à pas…

 

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