5 erreurs faites par les mamans

affiche du film hunger games l'embrasement erreurs

La bonne volonté peut parfois nous être préjudiciable pendant des années avant qu’on ne le réalise. Tour d’horizon de 5 erreurs communément faites par les mamans, pour ne pas tomber dans le piège.

1. Se battre contre les siens

Le conflit fait partie intégrante de la vie de famille. Si on n’est pas prêt à vivre des conflits, mieux vaut renoncer à avoir des enfants. On aura beau vouloir faire de son foyer un havre de paix et de sérénité, il y a bien un moment où il faudra se rendre à l’évidence : les enfants ont besoin de se confronter à nous pour se construire et pour grandir.
Ca commence à 2 ans avec la période du non (l’enfant se détache du corps de sa mère : il prend conscience de son propre corps et le manifeste par l’opposition systématique). Ca continue avec la mise à l’épreuve des règles de la maison par les enfants (ainsi ils cherchent à s’assurer qu’elles sont bien solides et que les parents tiennent bon, ça les rassure). Et ça se poursuit avec l’adolescence et le besoin de nos teenagers de se confronter au monde qui les entoure à commencer par leurs propres parents.

Mais on a beau savoir que, dans ces cas-là, la confrontation est synonyme que « tout va bien » dans le développement de nos enfants, ces situations n’en restent pas moins excessivement éprouvantes pour les parents.
Notre volonté d’être ferme et stable se laisse parfois (souvent) submergé par nos émotions et c’est là qu’on commence à commettre des erreurs. On confond fermeté et agressivité jusqu’à en devenir violent dans les paroles si ce n’est dans les actes.
Dans ces moments-là, on peut se remémorer la phrase dite par Haymitch à Katniss dans Hunger Games :

« Quand tu seras dans l’arène, n’oublie pas qui est le véritable ennemi ».

Si notre maison s’est transformée en zone de guerre parce que nos enfants, et particulièrement nos ados sont en opposition, ou parce que nous sommes exigeants vis-à-vis d’eux, rappelons-nous simplement qu’ils ne sont pas nos ennemis mais, au contraire, les êtres que l’on souhaite le plus protéger au monde. Notre attitude doit donc les aider à affronter leur vie future à l’extérieur et non à se battre contre nous.

2. S’oublier

Devenir mère est l’évènement le plus merveilleux et le plus enrichissant que l’on puisse vivre. Mais c’est aussi le marathon le plus épuisant que nous courrons jamais.

ESSAYEZ DE LIRE LE PARAGRAPHE SUIVANT SANS RESPIRER.

Il y a quelques années j’ai réalisé que entre les biberons la nounou les réunions les activités extra-scolaires la recherche de chaussures les voyages professionnels les tas de linge la vaisselle les bisous collants les réunions d’école les présentations de collection les visites médicales le tri des vêtements trop petits les répétitions de piano et plus encore j’avais oublié une petite chose…

J’avais oublié de mettre des virgules entre tout ça.

VOUS POUVEZ RESPIRER MAINTENANT.

C’est vrai, entre toutes ces activités, j’avais oublié de reprendre ma respiration, je m’étais oubliée. Et c’est comme ça qu’un beau matin je me suis réveillée et j’ai vu dans le miroir le reflet d’une version triste de moi-même.

Ce n’était pas la charge de travail qui me faisait me détériorer, c’était la façon dont je la gérais. J’ai décidé ce jour-là que ma famille méritait mieux que la personne que j’étais devenue et que je devais corriger mes erreurs. Alors j’ai fait l’effort de simplifier les choses et de prendre du temps pour moi : lire un livre, sortir avec mon mari, jouer en famille, ré-écouter de la musique, voir mes amies, m’offrir un relooking.

Petit à petit la magie a opéré. Les relations avec mes enfants et mon mari sont devenues plus fluides. Les crises ont diminué. Les désobéissances et les provocations se sont faites plus rares. Les sourires sont revenus et l’envie de célébrer chaque jour comme un cadeau a remplacé le sentiment d’asphyxie. Et régulièrement je refais le point sur ce qui est vraiment important pour moi.

3. Se Comparer

On sait toutes qu’on ne doit pas comparer nos enfants aux autres. Ils sont uniques et talentueux chacun à leur manière. Ils ont chacun un rythme qui leur est propre. En tant que mère, on encourage leur individualité pour les aider à construire leur estime de soi. On fait de notre mieux pour élever des enfants confiants en eux-mêmes et on se concentre sur leurs capacités et leurs qualités plutôt que sur leurs imperfections et leurs défauts.

Maintenant, en ce qui nous concerne, n’a-t-on pas tendance à être plus critique ?

On a vite fait de se comparer aux autres femmes, et ainsi à oublier la leçon que l’on veut donner à nos enfants.

Quand on se compare, nos imperfections et nos erreurs nous semblent énormes. Et au lieu d’être inspirée par les autres, on commence à sombrer dans le sentiment d’être toujours « insuffisante ».

Chacune d’entre vous est unique et talentueuse à sa manière. Il n’y a qu’une seule VOUS, il n’y a qu’une seule moi et cela fait de chacune une personne d’une grande qualité. On n’est pas parfaite mais on est la seule mère de notre enfant et cela suffit à nous donner un statut absolument unique.

4. Finir les assiettes de nos enfants

J’ai rencontré une maman qui me disait avoir pris 10 kilos avant de réaliser que son problème était qu’elle finissait systématiquement l’assiette de ses enfants.

En tant que mère, on a tendance à commettre l’énorme erreur d’assumer tout ce que laissent nos enfants derrière eux.

Et au bout d’un moment, on finit par avoir l’impression d’avoir 10 kilos de surpoids, pas seulement autour de la taille mais aussi dans la tête et sur les épaules.

En finissant leurs restes, on les empêche d’être responsables des quantités qu’ils ont mises dans leurs assiettes.

C’est le moment de laisser nos enfants prendre la responsabilité des choses qu’ils commencent. A nous de leur permettre d’assumer les conséquences de leurs actes ou de finir une tâche sans intervenir. C’est dans cet espace qu’ils vont construire leur sens des responsabilités et leur autonomie et que vous allez pouvoir vous sentir plus légère.

5. Passer à côté du moment présent

Il y a encore peu de temps, j’avais l’impression que la vie était un quartier avec 5 maisons, nous et nos 4 voisins : UN JOUR, PLUS TARD, DEMAIN et JAMAIS. C’étaient les meilleurs voisins. Ils étaient toujours là quand on avait besoin d’eux. Cela m’a pris du temps pour réaliser un jour que j’avais besoin d’un nouveau voisin. Notre famille avait besoin que AUJOURD’HUI emménage enfin.

Je me souviens, avant d’avoir des enfants, de la longue liste des choses que je m’imaginais faire avec eux UN JOUR. Et puis je me souviens d’avoir tenu le premier et puis chacun d’eux dans les bras pour la toute première fois en rêvant à ce que DEMAIN apporterait. DEMAIN est venu tous les jours avec de nouvelles couches à changer, avec de nouvelles étapes à franchir, avec un amas de corvées à assumer et des rêves qu’on accomplirait PLUS TARD.

Mais le problème avec PLUS TARD, c’est qu’il n’arrive jamais. PLUS TARD trouve toujours une excuse pour ne pas se pointer.

Il y a quelques années, je me suis sentie fatiguée d’attendre PLUS TARD, et j’ai décidé de trainer avec un nouvel ami : AUJOURD’HUI.

Chaque jour est un cadeau précieux; l’important n’est pas ce que l’on fait mais comment on le fait. Il arrive encore que mes vieux voisins viennent frapper à ma porte mais je ne mets pas longtemps avant de les mettre dehors. AUJOURD’HUI j’aime les bisous collants, les câlins chaleureux, la joie de discuter ensemble autour d’un repas. AUJOURD’HUI est plein de surprises, de nouveaux moments, de nouvelles expériences. AUJOURD’HUI est une nouvelle chance de respirer, d’aimer, de célébrer.

Ne commettons pas l’erreur de manquer AUJOURD’HUI en attendant DEMAIN.

Et je finirai cet article comme je l’ai commencé : devenir mère est l’évènement le plus merveilleux et le plus enrichissant que j’aie vécu. C’est aussi le marathon le plus épuisant que je ne ferai jamais et je ne le changerais pour rien au monde.

4 commentaires

  • Sandrine

    Bravo Blandine !
    C’est troublant et émouvant de vérité !
    Bises

  • LN

    Merci pour cet article. Il est toujours bon de voir qu’on n’est pas toute seule, que nous avons toutes et tous (les papas aussi !) les mêmes doutes. J’ai tout particulièrement aimé la partie sur les « copains », mon préféré est AUJOURD’HUI évidement ;-).
    Bonne continuation.

    • Blandine Gatel

      Et oui ne commettons pas l’erreur de passer à côté d’AUJOURD’HUI (ce brave gars imparfait et maladroit) en attendant DEMAIN (qui semble parfait mais qui reporte toujours notre RV à plus tard.)

  • Merci d’avoir fait référence à mon blog et je suis complètement d’accord avec toi Blandine, s’oublier est une grande erreur que commettent de nombreuses mamans. A travers mon blog j’incite les femmes à prendre soin d’elles, à s’accepter telles qu’elles sont et à se mettre en valeur en conséquence de leur morphologie.

    Merci pour ton super blog et pour tous les bons conseils que tu y délivre !

    Bises à toutes les lectrices et à toi Blandine.

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